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PACS ou mariage : les différences au-delà de l’impôt

Sur l’impôt sur le revenu, PACS et mariage sont strictement identiques : mêmes règles d’imposition commune, mêmes parts, mêmes plafonds. Les deux régimes divergent en revanche nettement sur la succession, la pension de réversion, la protection du survivant et les modalités de rupture.

Sur l’impôt : aucune différence

C’est le point le plus souvent mal compris. Depuis 2005, partenaires de PACS et époux relèvent des mêmes règles d’imposition commune. Même nombre de parts, même barème, mêmes plafonds de quotient familial, même décote, même option pour deux déclarations séparées l’année de l’union.

Un simulateur d’impôt qui distinguerait les deux régimes se tromperait : c’est pourquoi le nôtre vaut indifféremment pour l’un et pour l’autre. Le choix entre PACS et mariage ne se joue donc pas sur l’impôt sur le revenu.

Les différences en un coup d’œil

Comparaison du PACS et du mariage sur les principaux droits.
SujetPACSMariage
Impôt sur le revenuImposition commune, mêmes règlesImposition commune, mêmes règles
Succession sans testamentLe partenaire n’hérite pasLe conjoint est héritier
Droits de successionExonérés, mais testament requisExonérés
Pension de réversionNonOui
RuptureDéclaration unilatérale suffisanteProcédure de divorce
Devoir de secoursAide matérielle réciproqueDevoir de secours et assistance

La succession, la vraie ligne de fracture

Le partenaire de PACS n’est pas héritier. Sans testament, il ne reçoit rien : le patrimoine part aux enfants, à défaut aux parents, puis aux frères et sœurs. Le conjoint marié, lui, est héritier de plein droit.

Le PACS n’est pas pour autant démuni : rédigé un testament, le partenaire est exonéré de droits de succession, exactement comme un époux. La différence n’est donc pas fiscale, elle est civile — il faut accomplir une démarche que le mariage rend inutile.

À noter également : le partenaire de PACS n’a pas droit à la pension de réversion des régimes de retraite, réservée aux conjoints mariés et aux ex-conjoints. C’est souvent, sur une vie entière, l’écart financier le plus lourd entre les deux régimes.

La rupture

Le PACS se dissout par déclaration conjointe, ou par la seule volonté de l’un des partenaires, signifiée à l’autre. Aucun juge n’intervient, aucune prestation compensatoire n’est prévue.

Le divorce suppose une procédure, avec avocat, et peut donner lieu à une prestation compensatoire destinée à corriger la disparité de niveau de vie créée par la rupture. Cette protection est aussi une contrainte : c’est le même mécanisme vu des deux côtés.

Comment choisir

Si votre question est « lequel des deux me fait payer moins d’impôts ? », la réponse est : aucun des deux, ils sont identiques. Chiffrez plutôt ce que l’imposition commune change pour votre foyer, quel que soit le régime retenu.

Le choix se fait ensuite sur la protection recherchée : le mariage protège davantage le survivant et le conjoint économiquement plus faible ; le PACS offre une souplesse d’entrée et de sortie que le mariage n’a pas.

Un cas chiffré, valable pour les deux régimes

Puisque l’impôt sur le revenu ne distingue pas les deux régimes, un seul calcul suffit : le montant ci-dessous est exactement le même que le couple soit pacsé ou marié.

Un couple à revenus inégaux

Salaires nets de 50 000 € et 24 000 €, sans enfant : 1 117 € d’économie par an. Ce résultat ne change pas d’un régime à l’autre : le choix entre PACS et mariage se joue sur la succession, la réversion et la rupture, jamais sur l’impôt sur le revenu. Ouvrir ce cas dans le simulateur.

Questions fréquentes

Non, et c’est la différence la plus lourde avec le mariage. Le partenaire de PACS n’est pas héritier au sens de la loi : sans testament, il ne reçoit rien de la succession de son partenaire. Le conjoint marié, lui, hérite de plein droit.

Oui, une fois le partenaire désigné par testament : il est alors exonéré de droits de succession, exactement comme un conjoint marié. Le PACS ne coûte donc rien en droits — encore faut-il avoir rédigé le testament sans lequel il n’hérite de rien.

Non. La pension de réversion est réservée au conjoint marié, ou à l’ex-conjoint divorcé. Le partenaire de PACS n’y a pas droit, quelle que soit la durée du PACS. C’est un écart qui ne se répare par aucun contrat.

Non. La taxe d’habitation sur la résidence principale est supprimée, et la taxe foncière est due par le propriétaire du bien, que celui-ci soit pacsé, marié ou célibataire. L’union est sans effet sur ces impôts locaux.

Sources et base légale

Le calcul applique le barème 2026 sur les revenus 2025, tel qu’il figure au Code général des impôts. Chaque étape du détail affiché dans les cartes renvoie à l’article qui la fonde.

Pour aller plus loin

Contenu revu le . Ce simulateur porte sur les salaires et traitements uniquement : il ne remplace pas le simulateur officiel, seul opposable à l’administration.

À lire ensuite

  • Simuler votre situation — vos deux revenus, vos enfants, le gain annuel.
  • Le quotient familial — comment se calcule le quotient familial, combien de parts donne chaque enfant, et ce que le plafonnement limite réellement.
  • L’année de l’union — l’année du mariage ou du pacs, vous pouvez déclarer ensemble ou séparément.
  • La demi-part de parent isolé — la case t donne une demi-part au parent qui élève seul ses enfants.
  • Méthode et sources — comment ce simulateur calcule l’impôt, ce qu’il prend en compte, ce qu’il laisse volontairement de côté, et sur quels textes officiels il s’appuie.
  • Combien on y gagne — le gain fiscal du pacs selon vos deux revenus, calculé au barème en vigueur : tableau complet, cas où le pacs coûte de l’impôt, et lien vers le simulateur.
  • Le prélèvement à la source — après un pacs ou un mariage, signalez le changement sous soixante jours.
  • Concubinage ou PACS — en concubinage, chacun déclare seul : deux foyers, deux décotes, mais aucune mise en commun des revenus.
  • Quand se pacser — l’imposition commune couvre l’année entière quelle que soit la date de l’union.
  • PACS et aides sociales — le pacs met vos ressources en commun pour la caf, souvent avant même de peser sur vos impôts.