Demi-part de parent isolé (case T) : ce que la vie en couple fait perdre

La case T accorde une demi-part supplémentaire au parent qui vit seul avec ses enfants à charge. Elle se perd dès la mise en couple — PACS, mariage ou simple concubinage — parce qu’elle suppose de vivre réellement seul. C’est la cause la plus fréquente d’une imposition commune qui coûte au lieu de rapporter.

Ce qu’est la case T

Un parent qui élève seul ses enfants supporte les charges d’un foyer sans le second revenu qui va normalement avec. La demi-part de parent isolé compense cet écart : elle s’ajoute aux parts liées aux enfants, portant le premier enfant à charge exclusive à une part entière au lieu d’une demi-part.

Concrètement, un parent isolé avec un enfant compte 2 parts, là où un parent en couple avec le même enfant en compterait 2,5 pour deux adultes — soit 1,25 part par adulte.

L’avantage tiré de cette part entière est plafonné à 4 262 €, un plafond spécifique et plus élevé que celui des demi-parts ordinaires.

Qui peut la demander

Trois conditions cumulatives, appréciées au 1er janvier de l’année d’imposition.

  • Vivre seul, c’est-à-dire ne pas être en concubinage, pacsé ni marié.
  • Avoir au moins un enfant à charge, exclusive ou principale.
  • Supporter effectivement et seul la charge de cet enfant.

Le statut matrimonial ne suffit donc pas : une personne divorcée qui vit avec un nouveau compagnon, sans PACS ni mariage, n’a plus droit à la case T. C’est la vie commune qui compte, pas le papier.

Pourquoi le PACS ou le mariage la fait perdre

Se pacser ou se marier met fin, par définition, au fait de vivre seul. La demi-part disparaît donc l’année de l’union — et elle aurait tout autant disparu en emménageant ensemble sans rien signer.

Le foyer perd alors une part, et gagne dans le même mouvement la seconde part du couple. Le solde n’est pas neutre : lorsque les deux revenus sont proches, l’imposition commune ne rapporte presque rien, tandis que la demi-part perdue, elle, valait jusqu’à 4 262 €. Le résultat net est une hausse d’impôt.

Le simulateur signale explicitement ce cas : quand la case T est cochée pour l’une des deux personnes, il indique que la perte de la demi-part explique le résultat.

Ce qu’il reste à faire

La perte de la demi-part n’est pas évitable : elle découle de la situation réelle, pas d’un choix déclaratif. Deux marges de manœuvre subsistent néanmoins.

  • L’option pour deux déclarations séparées l’année de l’union limite la casse sur cette première année — mais elle ne vaut que pour elle.
  • Chiffrer la hausse avant de vous engager, pour l’intégrer à votre budget plutôt que de la découvrir à l’avis d’imposition.

Rappelons enfin que l’impôt sur le revenu n’est qu’une pièce du tableau : PACS et mariage produisent des effets bien au-delà, notamment en matière de succession et de protection du survivant.

Sources et base légale

Le calcul applique le barème 2026 sur les revenus 2025, tel qu’il figure au Code général des impôts. Chaque étape du détail affiché dans les cartes renvoie à l’article qui la fonde.

Contenu revu le 31 août 2026. Ce simulateur porte sur les salaires et traitements uniquement : il ne remplace pas le simulateur officiel, seul opposable à l’administration.

À lire ensuite

  • Simuler votre situation — vos deux revenus, vos enfants, le gain annuel.
  • Le quotient familial comment se calcule le quotient familial, combien de parts donne chaque enfant, et ce que le plafonnement limite réellement.
  • L’année de l’union l’année du mariage ou du pacs, vous pouvez déclarer ensemble ou séparément.
  • PACS ou mariage sur l’impôt sur le revenu, pacs et mariage sont identiques.
  • Méthode et sources comment ce simulateur calcule l’impôt, ce qu’il prend en compte, ce qu’il laisse volontairement de côté, et sur quels textes officiels il s’appuie.

Contenu revu le 31 août 2026.