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Année du mariage ou du PACS : quelle déclaration ?

L’année du mariage ou du PACS, l’imposition commune s’applique par défaut sur l’année entière, y compris les mois précédant l’union. Vous pouvez toutefois opter, cette année-là seulement, pour deux déclarations séparées. L’option est irrévocable une fois la déclaration déposée.

Le principe : une déclaration commune sur l’année entière

Dès l’année de l’union, vous formez un seul foyer fiscal. La déclaration commune couvre les douze mois de l’année civile, sans proratisation : les revenus perçus avant la cérémonie ou la signature du PACS y entrent comme les autres.

Vous devez signaler l’événement à l’administration dans les soixante jours. Un taux de prélèvement à la source commun est alors calculé pour le foyer. Vous pouvez lui préférer un taux individualisé pour chacun, qui répartit l’impôt du foyer au prorata des revenus sans en changer le montant total.

L’option pour deux déclarations séparées

L’année de l’union, et cette année-là uniquement, la loi laisse le choix de déposer deux déclarations distinctes. Chacun déclare alors les revenus dont il a personnellement disposé sur l’année, plus sa part des revenus communs.

  • L’option ne vaut que pour l’année du mariage ou du PACS. Dès l’année suivante, la déclaration commune est obligatoire.
  • Elle est globale : on ne peut pas séparer certains revenus et en mettre d’autres en commun.
  • Elle est irrévocable une fois la déclaration déposée. D’où l’intérêt de chiffrer les deux scénarios avant de valider.
  • En cas de séparation ou de dissolution, chacun redevient imposable personnellement sur ses propres revenus.

Qui a intérêt à déclarer séparément

L’option protège les couples pour qui la mise en commun coûte plus qu’elle ne rapporte. Trois cas reviennent constamment.

  • Un parent isolé qui se met en couple — la demi-part de la case T disparaît avec la vie commune, et sa perte dépasse souvent le gain du quotient familial.
  • Deux revenus proches et modestes — chacun bénéficie séparément de sa propre décote. Réunies dans un seul foyer, ces deux décotes n’en font plus qu’une, moins généreuse que leur somme.
  • Un revenu exceptionnel perçu par l’un des deux — l’ajouter au revenu de l’autre peut faire basculer le foyer dans une tranche supérieure.

À l’inverse, un couple aux revenus très inégaux a presque toujours intérêt à la déclaration commune, dès la première année.

Comment trancher, chiffres en main

La comparaison est arithmétique, pas affaire de jugement : il suffit de mettre côte à côte l’impôt total des deux déclarations séparées et celui du foyer commun. C’est exactement ce que calcule le simulateur, sur le barème 2026 appliqué aux revenus 2025 : la colonne de gauche et celle du milieu donnent les deux impositions séparées, celle de droite le foyer commun.

Si l’écart penche vers les déclarations séparées, l’option vous est favorable pour cette année. Si le foyer commun l’emporte, il n’y a rien à faire : c’est le régime par défaut.

Un cas chiffré : quand la déclaration séparée l’emporte

Deux revenus proches et modestes forment le cas type où l’imposition commune coûte plutôt qu’elle ne rapporte : la moyenne ne déplace rien, et le foyer perd le bénéfice de deux décotes distinctes au profit d’une seule.

Revenus proches et modestes

Salaires nets de 24 000 € et 22 000 €, sans enfant : 311 € d’impôt en plus par an. Le gain affiché est négatif : l’année de l’union, l’option pour deux déclarations séparées permet précisément d’éviter cette perte. Ouvrir ce cas dans le simulateur.

Comment exercer l’option en pratique

  • L’option se prend au moment de la déclaration, au printemps qui suit l’année de l’union : vous déposez deux déclarations distinctes au lieu d’une seule, chacun la sienne.
  • Chaque parent déclare les enfants dont il a la charge. Un même enfant ne peut jamais figurer sur les deux déclarations : ce rattachement pèse souvent plus lourd que l’option elle-même.
  • Le choix est définitif pour l’année concernée. D’où l’intérêt de simuler les deux situations avant de déclarer, plutôt qu’après.
  • Il ne vaut que pour cette année-là. Dès l’année suivante, l’imposition commune s’impose sans alternative.

À ne pas confondre avec la déclaration du changement de situation lui-même, qui relève du prélèvement à la source et doit être faite dans les soixante jours suivant l’union : elle ajuste votre taux, pas votre déclaration annuelle.

Questions fréquentes

Non. Une fois la déclaration déposée, le choix est définitif pour l’année concernée : on ne revient pas sur l’option après coup. C’est la raison pour laquelle il vaut la peine de simuler les deux situations avant de déclarer, plutôt qu’après.

Non. Elle n’est ouverte que l’année du mariage ou du PACS. Dès l’année suivante, l’imposition commune s’impose et il n’y a plus de choix à faire, sauf séparation, divorce ou rupture du PACS.

Chaque parent déclare les enfants dont il a la charge. Un même enfant ne peut jamais figurer sur deux déclarations : il compte dans un foyer ou dans l’autre, et ce choix pèse souvent plus lourd que l’option elle-même.

Non. L’imposition commune couvre l’année civile entière, quelle que soit la date de l’union — un PACS signé le 28 décembre produit exactement le même effet fiscal qu’un PACS signé le 3 janvier précédent. La date ne change rien au calcul de l’année.

Sources et base légale

Le calcul applique le barème 2026 sur les revenus 2025, tel qu’il figure au Code général des impôts. Chaque étape du détail affiché dans les cartes renvoie à l’article qui la fonde.

Pour aller plus loin

Contenu revu le . Ce simulateur porte sur les salaires et traitements uniquement : il ne remplace pas le simulateur officiel, seul opposable à l’administration.

À lire ensuite

  • Simuler votre situation — vos deux revenus, vos enfants, le gain annuel.
  • Le quotient familial — comment se calcule le quotient familial, combien de parts donne chaque enfant, et ce que le plafonnement limite réellement.
  • La demi-part de parent isolé — la case t donne une demi-part au parent qui élève seul ses enfants.
  • PACS ou mariage — sur l’impôt sur le revenu, pacs et mariage sont identiques.
  • Méthode et sources — comment ce simulateur calcule l’impôt, ce qu’il prend en compte, ce qu’il laisse volontairement de côté, et sur quels textes officiels il s’appuie.
  • Combien on y gagne — le gain fiscal du pacs selon vos deux revenus, calculé au barème en vigueur : tableau complet, cas où le pacs coûte de l’impôt, et lien vers le simulateur.
  • Le prélèvement à la source — après un pacs ou un mariage, signalez le changement sous soixante jours.
  • Concubinage ou PACS — en concubinage, chacun déclare seul : deux foyers, deux décotes, mais aucune mise en commun des revenus.
  • Quand se pacser — l’imposition commune couvre l’année entière quelle que soit la date de l’union.
  • PACS et aides sociales — le pacs met vos ressources en commun pour la caf, souvent avant même de peser sur vos impôts.